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Le Hollandais volant (en anglais, Flying Dutchman; et de vliegende Hollander en hollandais) est le personnage central d'une grande quantité de légendes maritimes. Issu d'une rumeur qui circulait dans les Caraïbes aux premiers temps de la flibuste, il était supposé être le revenant d'un capitaine de fortune, qui, avec un équipage d'ectoplasmes à bord de son vaisseau fantôme, attaquait par traîtrise les navires sur toutes les mers du globe. Grand pourvoyeur de frayeurs auprès de marins frustes et prompts à s'inquiéter dans des conditions difficiles d'existence, il a dominé la légende maritime pendant très longtemps. L'énigme de la Marie-Céleste (ou Mary-Sellars) peut être rapprochée de cette légende pour son pouvoir d'effroi et la grande quantité d'interprétations possibles. Il faut noter aussi la ressemblance de cette légende marine avec celle du Caleuche (à prononcer ka-lé-ou-tché), dans le folklore de l'île de Chiloé, au Chili où il est question également d'un bateau qu'on apercevrait seulement la nuit au large de l'île. Il n'aurait cependant pas la même dimension maléfique que le Hollandais volant L'explication de ce phénomène (apparition d'un bateau flottant au dessus des eaux), est liée à un mirage. Les rayons lumineux émis par le bateau sont courbés et peuvent atteindre des observateurs au delà de la ligne d'horizon. Ce phénomène arrive aussi sur de plus courtes distances, mais alors le bateau et son image peuvent être visibles en même temps ce qui diminue ou amplifie l'impression en fonction du degré de crédulité de l'observateur. Il est très facile de reproduire cet effet de courbure de la lumière dans une solution colorée (avec de la fluorescéine par exemple) d'eau très fortement salée. Une fois la solution préparée et homogénéisée, un gradient de concentration se crée naturellement par décantation du sel. Si on envoie un rayon laser à travers une des faces de la cuve, on verra nettement le parcours courbé de la lumière dans le liquide jaune. Cette expérience est très facile à réaliser et s'observe mieux dans une pièce sombre.
Quelques réapparitions du Hollandais volant :
Tags associés : Hollandais, volant
Dimanche 01 Mars 2009Poster un commentaire
L’énigme de la Mary Celeste, un brick-goélette immatriculé à New York, est une des plus fameuses du monde maritime. Ayant commencé sa carrière sous le nom d’Amazon il fut retrouvé naviguant sous voilure réduite dans l’océan Atlantique, sans personne à bord le 4 décembre 1872 (en réalité le 5, le capitaine Morehouse n’ayant pas tenu compte des fuseaux horaires). L’équipage du bateau qui le retrouva, le Dei Gratia, commandé par le capitaine Morehouse, n’aurait trouvé aucune indication sur le livre de bord concernant les jours qui précédaient. Les dernières lignes situaient le navire à une centaine de miles des Açores (185,2 kilomètres) et étaient datées du 24 novembre. Toutefois, l’ardoise du navire indiquait qu’ils avaient atteint l’île de Santa Maria, le 25. Par contre, les instruments de navigation (loch, sextant, instructions maritimes, ...) manquaient à bord et une certaine quantité d’eau avait été embarquée dans les fonds. Des réserves de nourriture pour six mois étaient à bord. Seuls manquaient les deux canots mais un avait été détruit à New-York pendant le chargement de la cargaison et faute de temps n’avait pas été remplacé. La disparition corps et biens du capitaine Briggs, de sa femme, de sa fille et des sept hommes de l’équipage, le sort de la cargaison de 1 701 fûts d’alcool dénaturé et l’incompréhension de ce qui s’est réellement passé ont généré de la part des médias de l’époque un grand nombre d’hypothèses. On parla de mutinerie, d’attaque du navire pour récupérer sa cargaison, de rivalité amoureuse, de monstres marins, etc. De plus, l’imaginaire des marins a excessivement brodé sur cette histoire de vaisseau fantôme, avec force détails inventés, du chat noir qui était seul à bord à la soupe fumante que l’équipage aurait retrouvée, comme si le navire avait été abandonné subitement (hypothèse d’une nouvelle de Conan Doyle), sans compter un harmonium qui jouait seul, etc. En fait, tout laissait penser à un abandon trop hâtif par son équipage d’un navire apparemment en difficulté, comme toutes les histoires de naufrage en regorgent. C’est vraisemblablement la projection de ces nombreuses terreurs du monde maritime que la tradition orale des matelots a enjolivée, augmentée et modifiée au fur et à mesure des différentes escales (et des beuveries) des uns et des autres. Moby Dick, le Hollandais volant, les pirates et flibustiers au grand cœur en sont autant d’autres... Le 26 mars 1873 le capitaine Morehouse reçut la somme de 1700 livres du tribunal maritime, soit 5% du prix du navire (36 000 £) Les faits étrangers à l’histoireDifférents récits ont largement contribué à brouiller les pistes de ce drame. Certains faits relatés dans des articles de journaux, nouvelles ou romans (voire canulars) ont été repris sans discernement et se sont mêlés intimement à la réalité historique.
Les faits erronés
Hypothèses
Dimanche 01 Mars 2009Poster un commentaire
Nicolas Flamel (vers 1330 à Pontoise ? – 1413 à Paris), est un bourgeois parisien du XIVe siècle, écrivain public, copiste et libraire juré. Sa réussite dans son métier, son mariage avec une veuve ayant du bien, et ses spéculations immobilières lui assurèrent une fortune confortable, qu'il consacra, à la fin de sa vie, à des fondations et constructions pieuses. Cette fortune, que la renommée amplifia, est à l'origine du mythe qui fit de lui un alchimiste ayant réussi dans la quête de la Pierre philosophale permettant de transmuter les métaux en or.
On possède sur Nicolas Flamel une documentation relativement importante pour un personnage de l'époque n'appartenant pas à la noblesse : les actes de la paroisse de Saint-Jacques-de-la-Boucherie, réunis au XVIIIe siècle, divers documents personnels de lui et de sa femme dont son testament, ainsi que des descriptions et des illustrations, postérieures à sa mort, des bâtiments et monuments religieux qu'il fit bâtir.
Vers 1370, il épousa une femme deux fois veuve, Pernelle, et en 1372 ils se firent devant notaire un legs mutuel de leurs biens, don qui fut renouvelé à plusieurs reprises, et qui excluait de l'héritage de Pernelle sa sœur et les enfants de celle-ci. Eux-mêmes sans enfants, les deux époux Flamel commencèrent à financer des œuvres et constructions pieuses.
Pernelle mourut en 1397. Juste avant sa mort, sa famille essaya de faire annuler le legs mutuel entre les époux. Il s'ensuivit un procès contre les héritiers de la sœur de Pernelle que Nicolas Flamel finit par gagner. Après la mort de son épouse, il continua à financer des constructions dévotes, et s'engagea dans des investissements immobiliers à Paris et dans les alentours.
Il mourut le 22 mars 1413, et enterré à l'église Saint-Jacques-de-la-Boucherie où sa pierre tombale fut installée sur un pilier au dessous d'une image de la Vierge. L'église fut détruite à la Révolution française, vers 1797. La pierre tombale fut cependant conservée, et rachetée par un antiquaire à une marchande de fruits et légumes de la rue Saint-Jacques de la Boucherie, qui s'en servait d'étal pour ses épinards. Rachetée en 1839 par l'hôtel de ville de Paris, elle se trouve actuellement au musée de Cluny : « Feu Nicolas Flamel, jadis écrivain, a laissé par son testament à l'œuvre de cette église certaines rentes et maisons, qu'il avait fait acquises et achetées à son vivant, pour faire certain service divin et distributions d'argent chaque an par aumônes touchant les Quinze Vingt, l'Hôtel Dieu et autres églises et hospitaux de Paris. Soit prié ici pour les trépassés. »
Le nombre et le caractère ostentatoire des ses fondations pieuses, en fait relativement modestes, et l'accumulation dans son testament (conservé aujourd'hui à la Bibliothèque nationale) de legs de montants peu importants ont probablement contribué à amplifier sa fortune dans la mémoire de l'époque. Peu après sa mort, Guillebert de Metz dans sa Description de la ville de Paris (1434) parle de Flamel comme l' « escripvain qui faisoit tant d'aumosnes et d'hospitalitez et fit plusieurs maisons ou gens de mestiers demouroient en bas et du loyer qu'ils paioent, estoient soutenus povres laboureurs en haut ». Et dès 1463, lors d' un procès concernant sa succession, un témoin disait déjà que « [Flamel] estoit en renom d'estre plus riche de moitié qu'il n'estoit.» C'est dans ce contexte qu'apparut la rumeur qu'il avait du sa richesse à la découverte de la Pierre Philosophale des alchimistes, capable de transformer les métaux en or.
La légende de l'alchimisteLe mythe de Nicolas Flamel alchimiste est le résultat de plusieurs phénomènes de la tradition alchimique. Tout d'abord, à partir du XVe siècle, la croyance en l'origine alchimique de certaines fortunes bourgeoises du Moyen Âge : outre Flamel (le plus connu), ce fut le cas de Jacques Cœur (c. 1400-1456), de Nicolas le Valois (c. 1495-c.1542) (la plus grosse fortune de Caen et fondateur de l'hôtel d'Escoville), ou encore du marchand allemand Sigmund Wann (c. 1395-1469) . Ensuite la pseudépigraphie, par laquelle on attribua des traités alchimiques à des autorités antiques (Aristote, Hermès Trismégiste, etc.) ou médiévales (Albert le Grand, Thomas d'Aquin, Raymond Lulle, Arnaud de Villeneuve...), pour compenser « la marginalité d'une discipline qui ne fut jamais vraiment intégrée au savoir universitaire ». Enfin, avec la Renaissance, « le recours au langage allégorique et au symbolisme pictoral devient systématique » dans les textes alchimiques ; cela va entraîner, à partir du milieu du XVIe siècle une « exégèse alchimique » qui va rechercher un sens caché tant dans les textes bibliques que dans les récits la mythologie gréco-romaine (notamment la légende de la Toison d'or), et enfin dans les décorations symboliques de l'architecture médiévale. La plus ancienne trace de cette légende est un texte de la fin du XVe siècle, Le Livre Flamel, qui est en fait la traduction française d'un traité en latin du XIVe siècle, le Flos florum (La fleur des fleurs), attribué alors à Arnaud de Villeneuve. Ce texte connut une certaine diffusion, et une version courte en fut traduite en anglais au milieu du XVIe siècle . D'autres traités lui furent attribués au cours du XVIe siècle. C'est notamment le cas du livre des laveures, qui est en fait la traduction française du Rosarius traité latin du XIVe siècle de l'alchimiste anglais John Dastin : sur un manuscrit du XVe siècle, le nom du possesseur a été gratté et remplacé par celui de Flamel.
Dans le même temps apparaît l'idée qu'un sens alchimique est caché dans les figures allégoriques religieuses que ornent les arcades du cimetière des innocents. La première trace se trouve dans le De antiquitate et veritate artis chemicæ (De l'antiquité et de la vérité de l'art chimique) (1561) de l'alchimiste Robert Duval (traité qui sera placé en tête du premier volume de la grande anthologie alchimique le Theatrum Chemicum (1602) : « À cette catégorie de fictions appartient l'énigme de Nicolas Flamel, qui figure deux serpents ou dragons, l'un ailé, l'autre non, et un lion ailé, etc ». Cette idée se retrouve également dans des commentaires en prose de la seconde moitié du XVIe siècle du poème Le Grand Olympe (qui fait une interprétation alchimique des Métamorphoses d'Ovide). Toujours en 1561, Robert Duval, dans son recueil de poèmes alchimiques De la Transformation métallique : Trois anciens tractés en rithme françois, attribua à Flamel le Sommaire philosophique, sans doute parce qu'il présentait également le motif des deux dragons (le dragon étant un des principaux symbole alchimique ) Le poème, qui s'adresse à « Qui veult avoir la cognoissance / Des metaulx & vraye science / Comment il fault transmuer / Et de l'un à l'aultre muer », reprend la théorie alchimique classique qui veut que tous les métaux soient composés de deux « spermes » : le soufre, fixe et masculin, et le mercure (vif-argent), volatile et féminin. La légende fut reprise plusieurs fois de 1567 à 1575 par l'influent médecin paracelsien Jacques Gohory. Il s'y mêla alors un des topos les plus éculés de la littérature alchimique depuis la Table d'émeraude, et qui convenait bien au libraire Flamel : la découverte d'un ancien livre contenant le secret de la Pierre Philosophale. C'est tout d'abord Noël du Fail qui l'introduisit en 1578 qui cite, à l'appui des guérisons miraculeuses de Paracelse, les plus fameux alchimistes parmi lesquels « Nicolas Flamel, Parisien, lequel de pauvre escrivain qu'il estoit, & ayant trouvé en un vieil livre une recepte métallique qu'il esprouva fut l'un des plus riches de son temps, temoings en sont les superbes bastiments qu'il a faicts au cemetiere S. Innocents, à Saincte Geneviefve des ardens, à S. Jaques de la Boucherie, où il est en demy relief, avec son escritoire au costé, & le chaperon sur l'espaule estimé riche luy & sa Perronelle (c'estoit sa femme) de quinze cens mille escus, outre les aumosnes & dotations immenses qu'il feist ». L'idée fit son chemin, car on la retrouve en 1592 dans une note en fin d'un manuscrit d'un texte alchimique La lettre d'Almasatus . La légende se popularisa à tel point qu'elle se vit moquée en 1585 par Noël du Fail (qui avait semble-t-il changé de position) dans ses Contes et Discours d’Eutrapel (1585), et Flamel apparut comme alchimiste et auteur du Sommaire Philosphique dans les notices des Bibliotheques françoises de La Croix du Maine (1584) et d'Antoine du Verdier (1585). La Croix du Maine rapporte d'ailleurs des rumeurs qui couraient à l'époque, comme quoi la richesse de Flamel ne venait pas de ses talents d'alchimistes, mais du fait qu'il se serait approprié les créances des juifs, alors chassés de Paris (Charles VI avait signé un édit d'expulsion en 1394). Et c'est pour dissimuler ce fait qu'il aurait fait croire qu'il avait découvert la Pierre Philosophale, et aurait financé des fondations pieuses. Elle passa les frontières en 1583, le paracelsien belge Gérard Dorn, traduisant en latin des passages du Sommaire Philosophique , et on la retrouve en Allemagne en 1605 et en Angleterre en 1610 . Tous les ingrédients étaient réunis pour qu'apparaisse en 1612 l'ouvrage le plus connu attribué à Flamel : Le Livre des figures hiéroglyphiques.
La maison de l'alchimiste médiéval Nicolas Flamel est pleine de symboles gothiques. On peut même encore distinguer sur la devanture de sa demeure : "Ora et labora" qui signifie "Prie et travaille". Cet écrivain public et alchimiste français du XIVe siècle est en effet réputé pour ses recherches sur la pierre philosophale.
source : wikipedia
Dimanche 26 Avril 2009Poster un commentaire
TiahuanacoCertains proposent d'identifier l'Atlantide avec les ruines de Tiahuanaco, sur l'Altiplano dans des Andes. Les arguments reposent sur trois axes :
Les critiques de cette hypothèse objectent que :
Si cette hypothèse souligne le peu de connaissances dont nous disposons sur l'existence de relations, fussent-elles ténues, entre les continents dans l'antiquité, elle ne figure pas parmi les pistes les plus sérieuses. En revanche, ou peut être à cause de cela, elle est très populaire dans certains milieux amateurs d'ésotérisme, car permettant de faire fonds à la foi sur les fantasmes liés aux civilisations précolombiennes et à ceux liés à l'Égypte L'Atlantide selon les ésotérismes
Helena Blavatsky, fondatrice de la Société Théosophique en 1875, a tracé en 1888, avec une imagination ou une voyance extraordinaires, une histoire occulte de l'humanité, qui n'a rien à voir avec l'évolution tracée par les préhistoriens.
L'Atlantide dans l'actualitéIl se passe peu de décennies sans que quelque équipe de chercheurs découvre ou pense découvrir des vestiges immergés de bâtiments ou de villes. L'Atlantide est alors tout naturellement évoquée. La dernière annonce en date (2009) présentait l'originalité de s'articuler sur la version 5 de Google Earth, fournissant des photos détaillées des océans. Bien que Google Earth ait en effet permis dans le passé de localiser des vestiges, Google s'inscrit en faux concernant cette annonce, arguant qu'il s'agit de simples traces d'une campagne océanographique.
Mardi 03 Mars 2009Poster un commentaire
Le roi Arthur est un seigneur breton légendaire qui, d'après les romances médiévales, a organisé la défense de la Grande-Bretagne face aux envahisseurs saxons vers le début du VIe siècle. Le Roi Arthur est le personnage légendaire le plus populaire de Grande-Bretagne. Des manuscrits de la British Library suggèrent que le personnage du Roi Arthur est fondé sur un être réel, qui aurait été un grand roi au début du Moyen Âge, et qui serait né, aurait vécu et serait mort dans le comté du Shropshire dans le Cœur de l'Angleterre Arthur est le fils d'Uther Pendragon, roi des Bretons et d'Igraine (ou Ygerne), veuve de Gorlois(ou Gorlais), duc des Cornouailles. Il est le frère d’Anna (Morgause), épouse du roi Loth d'Orcanie. Il épouse Guenièvre, reine d’Irlande et fille de Léodagan, roi de Carmélide. L'hypothèse mythologiqueD'autres pensent qu'Arthur serait un demi-dieu celte incarné, tel que le dieu de la mer Lir (supposé incarné par le Roi Lear), ou même un personnage fictif comme Beowulf. Cette théorie serait renforcée par le fait que d'autres Britanniques de cette période, comme Ambrosius Aurelianus, ont combattu les Saxons à la bataille du Mont Badonicus. L'hypothèse galloiseCette hypothèse se base sur l'origine celtique du nom d'Arthur ainsi que sur le fait qu'il apparaisse pour les premières fois dans les légendes galloises, bien avant d'être repris dans les romans de chevalerie du XIIe siècle. Arthur serait né vers 470/475 et serait originaire du Pays de Galles, ou de l'ouest de l'Angleterre, mais l'emplacement exact de sa cour, connue sous le nom de Camelot, reste un mystère. Il aurait repoussé l'invasion des Saxons au début du VIe siècle bien qu'il n'aurait jamais été couronné roi. En effet, la chronique de Nennius (IXe siècle) le désigne comme un dux bellorum (chef de guerre) combattant « avec les rois bretons » et les textes médiévaux en gallois ne lui donnent jamais le titre de roi, mais l'appellent amerauder (« empereur »). Baptiste Legeron en ferait un grand propriétaire terrien romanisé ayant constitué, comme c'était alors courant à l'époque, sa propre troupe de buccelaires (mercenaires à la solde d'une personne riche et payés en nourriture, d'où leur nom (buccelus = biscuit), et ayant prêté main-forte aux rois bretons contre les Saxons. En outre, dès le IVe siècle, les corps de buccelaires sont constitués majoritairement de cavaliers. La légende d'un corps de cavaliers d'élites servant Arthur n'est pas loin. L'hypothèse romaineKemp Molone, pensait avoir retrouvé le vrai Arthur dans le personnage de Lucius Artorius Castus. La parenté de nom est en effet assez troublante. Ce préfet romain, installé à York, a commandé (l'épigraphie l'atteste) la VIe Légion Victrix, chargée de combattre les Calédoniens (peuple de l'actuelle Écosse) au-delà du mur d'Hadrien. Il a remporté contre eux (et non contre les Saxons) une suite de victoires entre 183 et 185 après J.-C. Ensuite, il aurait été envoyé en Armorique mater une rébellion, mais de récentes recherches tendent à prouver qu'il aurait été envoyé en Arménie. À l'occasion de cette expédition, il portait le titre de dux, ce qui n'est pas sans rappeler le titre de dux bellorum rapporté par la chronique de Nennius. Selon Geoffrey Ashe, le légendaire Arthur est inspiré du personnage réel de Riothamus, qui aurait porté le titre de « roi des Bretons » entre 454 et 470. Celui-ci aurait fait campagne en Gaule au cours des années 468 et 469 pour prêter main forte aux Gallo-romains contre les Wisigoths, avant d'être battus par ces derniers à la Bataille de Déols. Plus récemment, C. Scott Littleton et Linda A. Malcor ont repris ces deux dernières hypothèses et affirment que le Arthur de Camelot est la synthèse du romain Lucius Artorius Castus et du britannique Riothamus[4]. Pour ces deux chercheurs, le nom d'Arthur est la « celticisation » d'Artorius. Selon la légende, l'Empire arthurien aurait englobé à son apogée l'Angleterre, l'Écosse, l'Irlande, l'Islande, le Danemark, la Norvège et la Gaule. Certains auteurs relatent même la victoire remportée par Arthur sur les légions romaines en Burgondie (Bourgogne), au cours d'une expédition qui l'aurait mené jusqu'à Rome… Il y a aussi l'hypothèse du décalage chronologique. Quand a lieu la bataille de Camlann contre Modred qui avait usurpé le pouvoir en Bretagne, Arthur revenait d'une expédition pour prêter main forte aux troupes gallo-romaines face à l'invasion des Francs. Il faut donc situer cette bataille vers 490. De ce fait, la bataille du Mont Badon a dû se produire vers 475 et l'arrivée des Saxons en 428. L'hypothèse de WithaerPour Withaer, auteur d'une histoire des guerres de ce prince, « Arthur fut le dernier roi des Bretons-Siluriens. Après avoir défendu longtemps son pays avec succès contre les Angles du nord, les Saxons de l'occident et les Danois qu'il vainquit en douze batailles successives, il aurait été complètement défait à Camlann, vers 542. Blessé mortellement dans cette affaire, il se fit transporter en un lieu inconnu, où il termina sa glorieuse vie. Ses soldats étonnés de ne pas le voir reparaître allèrent à sa recherche, et, comme ils ne trouvèrent nulle part son tombeau, ils se persuadèrent qu'il n'était pas mort ... et bientôt ce fut une croyance populaire qu'Arthur reviendrait un jour régner sur l'Angleterre affranchie du joug étranger, et qu'il y ramènerait le siècle d'or... Les chants patriotiques des bardes le représentaient tantôt guerroyant en Palestine contre les Infidèles, et tantôt errant dans les forêts des deux Bretagnes. Cette espérance du retour d'Arthur s'accrut à mesure que le peuple était opprimé. Elle fut assez générale sous la domination despotique des rois normands. En 1191, Henri II, à qui elle inspirait de vives inquiétudes, imagina un moyen pour la faire cesser. Il se rendit à Glassenbury (ou Glastonbury), où des moines de l'abbaye annoncèrent avoir découvert la tombe d'Arthur et de Guenièvre. Ces fouilles furent faites en un lieu que des vers chantés par un pâtre indiquaient comme l'endroit de la sépulture d'un grand homme. L'antiquaire John Leland rapporte qu'on en retira, parmi divers débris, un cercueil de pierre décoré d'une petite croix de plomb, sur laquelle était inscrit:
CamelotLa première étape qui s'impose sur le circuit du Roi Arthur est sise dans la campagne tranquille, à proximité du village de Wroxeter, dans le Shropshire. Des fouilles archéologiques y ont révélé les restes d'un ancien château et d'une ancienne ville, et certains pensent qu'il s'agit de Camelot, le château du Roi Arthur. Le site est ouvert toute l'année, et des objets exhumés au cours des fouilles sont exposés dans un musée. L'épée dans la pierreL'une des légendes les plus connues mettant en scène le roi Arthur est l'épisode de l'épée fichée dans la pierre. L'épée pouvait uniquement être arrachée à la pierre par le véritable Roi de Grande-Bretagne. Le mythe local suggère que cet évènement a eu lieu au cercle de pierres de Mitchell’s Fold, dans le Shropshire. L'une des pierres est percée d'un trou étrange... est-ce celle qui retenait l'épée ? La tombe du Roi ArthurDe nombreux endroits prétendent avoir été le cadre du dernier soupir du Roi, mais le plus crédible semble être Glastonbury Cette colline abrupte au milieu des marais des Somerset Levels, autrefois inondés, est supposée être l'Ile d'Avalon, l'île enchantée du folklore celte. La colline contiendrait un passage secret et magique vers le monde souterrain, où est endormi le Roi Arthur, qui se réveillera pour voler au secours de l'Angleterre lorsque l'heure sera venue. HistoireDans les temps anciens, Glastonbury était une sorte d'île : la mer recouvrait les terres basses des Somerset Levels, comme en témoignent des vestiges de villages lacustres de l'âge du fer. Le site est célèbre par son tor et serait, d'après certaines sources, plus légendaires que historiques, à l'emplacement même de la mythique île d'Avalon, de la légende arthurienne. Le tor de Glastonbury Glastonbury fut l'un des premiers établissements chrétiens d'Angleterre, alors que le site était encore entouré de marécages. En 705, le roi Ine y fonde un monastère qui devient un établissement bénédictin au Xe siècle. Les bâtiments anciens, en acacia et en torchis cèdent la place à des constructions en pierre. Au Moyen Âge, les moines construisent au sommet du tor une église dédiée à l'archange saint Michel, qui s'écroula à la suite d'un tremblement de terre ; la tour actuelle est un vestige d'une deuxième église rebâtie sur les ruines de la précédente. Près de l'abbaye construite aux XIIIe et XIVe siècle, se trouve la chapelle de la Vierge, construite au XIIe siècle à l'emplacement d'une « Vieille église » incendiée en 1184 et fondée, suivant la tradition, par Joseph d'Arimathie. Lors de la reconstruction de l'abbaye après l'incendie, les moines auraient découvert en 1191, sous une dalle de pierre une croix de plomb portant l'inscription :
« Ci-gît le renommé roi Arthur dans l'île d'Avalon. », un cercueil creusé dans un tronc d'arbre et contenant les ossements d'un homme de 2,40 m de haut.
Ruines de l'abbaye de Glastonbury
En 1539, l'abbaye de Glastonbury est dissoute à la suite d'une ordonnance du roi Henri VIII ; les bâtiments sont dépouillés de tous leurs objets de valeur, qui sont vendus ou attribués au trésor royal. L'abbé Richard Whiting est pendu au sommet du tor de Glastonbury. Entre 1127 et 1825, une foire annuelle se tenait au pied du tor de Glastonbury, elle durait six jours et terminait le jour de la fête de saint Michel. De nos jours, le festival de Glastonbury accueille presque tous les ans depuis 1970 les amateurs de musique et d'art du spectacle (ce festival se tient à Pilton).
Mercredi 04 Mars 2009Poster un commentaire
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