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IntroductionA la fin du XIX° siècle, à Santa-Fé (Nouveau Mexique, États-Unis), un mystérieux charpentier réalise un escalier à la tenue inexplicable. Parmi les miracles reconnus, ceux qui sont attribués à Saint Joseph sont rares. L’Escalier de Santa Fé, malgré la prudence des uns et l’hostilité des autres, est pourtant toujours debout : inexplicable, étonnant, magnifique. Il continue de susciter, selon les sensibilités, l’admiration ou le doute dont la controverse s’alimente.
Article de Sœur M. Florian, O.S.FVoici la traduction d’un article de la Sœur M. Florian, O.S.F, paru dans le Magazine Saint Joseph, avril 1960.
Des sœurs catholiques s'installent au Nouveau Mexique![]() Voici plus d’une centaine d’années, en septembre 1852 pour être tout à fait exact, les Sœurs de Lorette vinrent dans le sud ouest des États-Unis, voyageant en fourgon bâché et en bateau à aubes. Leur voyage avait débuté au mois de mai précédent, dans le Kentucky, sur un vapeur baptisé le « Lady Franklin », qui leur fit remonter le Mississipi jusqu’à Saint Louis ; de Saint Louis à Indépendance (Missouri), elles prirent le « Kansas » : mais en trajet, un grand malheur fondit sur la petite communauté. La Supérieure, Mère Mathilde, fut terrassée par le choléra et mourut peu après leur arrivée à Indépendance. Deux autres des Sœurs contractèrent aussi la maladie, mais en guérirent. Après plusieurs autres mois de difficultés et de frayeurs, d’essieux et de roues cassés, de journées torrides et d’os blanchis entrevus, ce qui restait du groupe finit par arriver à Santa Fe, Nouveau Mexique. Les Sœurs Madeleine, Catherine, Hilaire et Roberte fondèrent la communauté. À la requête de Monseigneur Lamy, Sœur Madeleine fut désignée comme supérieure du groupe par la maison mère. C’était une femme résolue, fervente, et la situation à laquelle elle dut faire face avec ses Sœurs était une situation difficile. Ces sœurs de Lorette étaient de grandes dames, parfaitement pénétrées de l’amour de Dieu, et c’est uniquement cela qui leur permit d’affronter les épreuves de ces premières années. La contrée étant encore rude et mal installée, il n’y avait pas, à leur arrivée, de couvent confortable qui les attendait. À cette époque, la ville de Santa Fe était habitée principalement par des indiens et par des mexicains. Elles vécurent tout d’abord, dans une petite maison d’une seule pièce en briques brutes. Santa Fe est désormais une ville de bonne taille, bien qu’avec ses rues étroites et pittoresques, elle conserve vivante l’ancienne atmosphère du vieux Santa Fe.
La construction de la chapelleMais revenons en 1852 : il devint rapidement évident que si les sœurs voulaient répondre aux intentions de Monseigneur Lamy, qui souhaitait en les amenant à Santa Fe, qu’elles instruisent les gens, qu’elles auraient besoin d’un couvent et d’une chapelle. Les charpentiers mexicains commencèrent à travailler pour les Sœurs. L’école fut terminée, et on l’appela le Collège de Lorette, de Notre Dame de Lumière. Des plans en vue de la construction d’une magnifique chapelle furent ensuite élaborés. Selon les annales des Sœurs pour cette année-là, la chapelle fut commencée le 25 juillet 1873. C’est le même architecte qui avait dessiné la cathédrale de Santa Fe, M Mouly, qui en fit les plans. Monseigneur Lamy venait de France, et il avait voulu que les Sœurs aient une chapelle similaire à la Sainte Chapelle de Paris, qu’il affectionnait particulièrement. Cela signifie qu’elle devrait être strictement gothique, et de fait, elle sera la première structure gothique à l’ouest du Mississipi. Les constructeurs mexicains se remirent à travailler sur la nouvelle bâtisse. Elle serait grande ; plus grande en fait que la plupart les chapelles des missions de cette contrée. Elle devait faire 25 pieds de large (8 mètres environ) 75 pieds de long (23 mètres environ) et 85 pieds de haut (26 mètres environ). Sœur Madeleine note dans les annales que la construction de la chapelle était placée sous le patronage de Saint Joseph, « en l’honneur duquel nous recevions chaque mercredi la Sainte Communion afin qu’il nous prête assistance ». Puis elle ajoute : « nous avons été témoins de la puissance de son aide en plusieurs occasions ».
L'erreur de l'architecteLes travaux de construction de la chapelle se réalisèrent non sans quelques difficultés financières, et de la part des Sœurs, avec un maximum de Foi. Ce n’est que lorsqu’elle fut presque terminée qu’elles se rendirent compte qu’une horrible erreur avait été faite. La chapelle en elle-même était magnifique : et la tribune pour la chorale ne l’était pas moins. Mais aucune liaison entre les deux n’avait été prévue ! Il n’y avait pas de cage d’escalier, et l’exceptionnelle hauteur de la tribune ne laissait pas la place d’en positionner un ordinaire. Mère Madeleine fit appel à de nombreux charpentiers pour essayer de construire un escalier : mais les uns après les autres, ils prenaient les mesures, réfléchissaient, puis ils hochaient la tête en disant tristement : « c’est infaisable, ma Mère ». Il semblait n’y avoir de choix qu’entre deux solutions : mettre une échelle pour atteindre le chœur, ce qui paraissait dans tous les cas peu pratique, ou raser tout l’édifice, pour le reconstruire différemment. La dernière solution eût été un crève-cœur.
Le mystérieux charpentier![]() Pourtant, quiconque connaît les Sœurs, quelles qu’elles soient, sait qu’elles ne se résoudront pas à des solutions aussi drastiques sans d’abord avoir dit quelque chose comme « attendons un peu, et faisons une neuvaine ». Et parce qu’elles avaient une grande dévotion à Saint Joseph, les Sœurs de Lorette lui adressèrent une neuvaine, afin qu’il trouve une solution convenable à la question. Le dernier jour de la neuvaine, un homme aux cheveux gris se présenta au couvent, avec son âne et sa caisse à outils. Lorsqu’il vit Mère Madeleine, il lui demanda s’il pourrait aider les Sœurs à construire un escalier ! La Mère donna volontiers son accord, et il se mit au travail. Selon la tradition orale, passée par les sœurs présentes à l’époque aux suivantes, les seuls outils en sa possession étaient un marteau, une scie et une équerre en té. Il mit entre six et huit mois pour terminer le travail. Lorsque Mère Madeleine chercha à le payer, il avait disparu. Elle se rendit alors à la scierie locale pour payer au moins le bois utilisé. Là, personne ne savait quoi que ce soit à ce sujet. Il n’y a, à ce jour, aucune trace, aucun document établissant que ce travail n’ait jamais été payé.
L'extraordinaire escalierL’escalier en colimaçon laissé par le vieil homme aux Sœurs est un chef d’œuvre, aussi magnifique qu’étonnant. Il fait deux tours complets (2 x 360°) sur lui-même. C'est un escalier colimaçon à noyau creux, il n’y a aucun pilier pour le soutenir, comme la plupart des escaliers circulaires en ont. Cela signifie qu’il est suspendu sans aucun support. Tout son poids repose sur sa première marche. Plusieurs architectes ont avancé qu’il aurait dû s’effondrer sur le sol au moment même où la moindre personne se serait aventurée sur la première marche : et il a cependant été utilisé quotidiennement pendant plus de cent ans. L’escalier a été assemblé exclusivement par des chevilles en bois : il n’y a pas un seul clou. La partie située sous les marches et entre le limon et la crémaillère ressemble maintenant à du bois léger : c’est en réalité du plâtre mélangé à du crin de cheval destiné à donner de la rigidité. Trop nombreux sont les visiteurs à avoir succombé à la tentation de rapporter chez eux un souvenir, et d’avoir pour cela arraché à l’escalier des morceaux de plâtre. En 1952, lorsque les sœurs ont fêté le centenaire de leur arrivée à Santa Fe, elles ont remplacé le plâtre, et l’ont peint de manière à lui donner l’aspect du bois vernis. ![]() À l’époque de sa construction, l’escalier n’avait pas de rampes. Elles furent ajoutées quatre ou cinq ans plus tard. L’une des jeunes filles qui se trouvaient alors dans ce collège, avait à l’époque environ treize ans. Elle devint plus tard Sœur Marie, dans cette congrégation des Sœurs de Lorette, et ne se fatiguait jamais de raconter comment elle et ses amies furent parmi les premières à grimper à cet escalier. Elle disait aussi qu’elles avaient tellement peur de monter à la tribune, qu’elles en redescendaient sur les mains et sur les genoux. L’actuelle Supérieure de la communauté Sœur Januarius, m’a dit que des visiteurs sont venus du monde entier voir cet escalier merveilleux. Parmi eux, de nombreux architectes qui, sans exception, lui ont dit qu’ils ne comprenaient pas comment l’escalier avait été construit, ni comment il demeurait en aussi bon état après quasiment un siècle d’utilisation.
Expertises![]() J’ai parlé de l’escalier avec Monsieur Urban C. Weidner, architecte de la région de Santa Fe, et expert en boiseries. Il m’a dit qu’il n’avait jamais vu un escalier circulaire sur 360° qui ne soit pas supporté par un pilier central. Les autres escaliers colimaçons à noyau creux ont des dimensions nettement plus réduites. L’une des choses les plus surprenantes à propos de cet escalier, c’est, selon Monsieur Weidner, la perfection des courbes des limons. Il m’a expliqué que le bois est raccordé (en menuiserie on dit « enté ») sur les côtés des limons par neuf entures sur l’extérieur, et sept sur l’intérieur. La courbure de chaque pièce est parfaite. Comment cela a-t-il été réalisé dans les années 1870, par un homme travaillant seul, dans un endroit retiré, avec des outils des plus rudimentaires ? Cela n’a jamais été expliqué. De nombreux experts on tenté d’identifier le bois utilisé, et de deviner son origine. Personne n’a encore été capable de produire un rapport satisfaisant sur la question. Les marches ont constamment été piétinées depuis plus de cent ans. Elles ne présentent des signes d’usure que sur les bords. Monsieur Weidner identifie ce bois comme « une sorte de pin granuleux sur les bords ». Il sait cependant avec certitude que ce bois au grain dur ne provenait pas du Nouveau Mexique. La nature exacte du bois utilisé, et l’endroit où le vieux charpentier se l’est procuré restent un mystère. Notre Mère la Sainte Église est toujours très circonspecte lorsqu’il s’agit de juger des choses surnaturelles. C’est pourquoi les Sœurs et les prêtres de la région de Santa Fe ont évité, dans le même esprit, de dire quelque chose de définitif à propos de l’escalier. Les Sœurs du Collège de Notre Dame de Lorette savent aujourd’hui, comme le disaient déjà Sœur Madeleine et sa communauté, que l’escalier était la réponse de Saint Joseph à leurs prières. Beaucoup se plaisent à penser que le charpentier était Saint Joseph lui-même. Pourtant les annales de la communauté comme les archives diocésaines sont silencieuses sur le sujet : les annales nous apprennent cependant que la chapelle Notre Dame de Lumière a été dédicacée le 25 avril 1878. Tous ceux qui visitent l’édifice pour voir ce magnifique escalier circulaire, sont stupéfaits de sa beauté et de son caractère merveilleux. Mais personne ne peut donner d’explication satisfaisante pour sa construction et pour sa conservation. C’est vraiment un escalier inexplicable. Sœur M. Florian, O.S.F
Informations InternetIl y a très peu d’articles ou de livres écrits sur le sujet. Pourtant, tous ceux qui peuvent avoir accès aux moyens modernes de communication pourront s’assurer qu’en recherchant suivant la requête "loretto chapel" staircase OR stairway, il y a 11 300 sites Internet qui répondent. L’exploitation de quelques unes de ces sources d’information plus ou moins sûres permet de compléter l’article ci-dessus. Techniquement, l’escalier mesure 22 ft de haut (6.71 mètres environ) et compte 33 marches. Aucun des sites exploités ne mentionne son diamètre. La durée pendant laquelle l’escalier est resté sans rambarde varie selon les sites de 2 à 10 ans. Le nom du menuisier ayant procédé à cette adjonction est connu (Philippe Auguste Hesch). La controverse s’alimente à trois sources au moins :
Le collège de Lorette a été fermé en 1968, et la propriété a été vendue aux enchères. Au moment de la vente, en 1971, la Chapelle de Notre Dame de Lumière fut dé-consacrée, et retirée du culte catholique. L’accès à la tribune a été interdit en 1970, non pas à cause de la vétusté de l’escalier ; mais en raison de l’application stricte des normes de sécurité : la tribune n’avait pas d’issue de secours ! La Chapelle de Lorette est désormais un musée privé maintenu et entretenu, en partie, pour la conservation de l’Escalier Miraculeux et de la Chapelle elle-même. Sa visite vous coûtera 2$. Elle sert encore aux mariages « romantiques ». source : christ-roi.net
Dimanche 01 Mars 2009Poster un commentaire
Le manuscrit de Voynich est un livre ancien écrit à l'aide d'un alphabet inconnu, et dont le sujet reste également un mystère. Son contenu n'a pour l'instant pas été déchiffré. Selon les estimations les plus couramment admises, il aurait été écrit entre 1450 et 1520. Le livre tire son nom d'un de ses anciens propriétaires, Wilfrid M. Voynich, qui l'acquit en 1912 auprès des Jésuites de Frascati, une ville près de Rome. En 1962, Hans Kraus fait une description du manuscrit sur son catalogue de vente. Le manuscrit est conservé à la Bibliothèque Beinecke de l’université Yale. D'après les travaux récents de Gordon Rugg, il pourrait s'agir d'une supercherie. Le mystère demeure entier quant à la nature exacte de ce manuscrit puisque les thèses les plus diverses s'affrontent.
Extrait de l'écriture du manuscrit de Voynich
Wilfrid VoynichVoynich a été suspecté d'avoir lui-même fabriqué l'ouvrage qui porte son nom. En tant que marchand de livres anciens, il disposait des moyens et des connaissances nécessaires pour inventer un manuscrit faussement attribué à Roger Bacon. Un tel livre aurait représenté une fortune et des motifs pécuniaires pourraient avoir motivé la création de ce faux. Cette possibilité semble pouvoir être écartée . La lettre de Baresch destinée à Kircher datant de 1639, qui a été retrouvée récemment par René Zandbergen, est la première allusion au manuscrit trouvée jusqu'alors et il est fort improbable que W. Voynich en ait eu connaissance. DescriptionLe livre est constitué de 234 pages de 15 cm de large et 23 cm de haut. Le manuscrit est en vélin (peau de veau mort-né, particulièrement fine, travaillée en parchemin de qualité supérieure) et 42 pages sont manquantes d'après la pagination. Il semble que lors de son acquisition par Voynich en 1912, le livre était déjà incomplet. Une plume d'oie a été utilisée pour le texte et le contour des figures. Plusieurs couleurs ont été apposées sur les figures d'une manière parfois grossière. On pense que ces ajouts de peinture ont été faits après la rédaction du texte. IllustrationsLa section consacrée à l'herboristerie avec des illustrations de plantes. Les illustrations dans le manuscrit donnent peu d'indications sur son contenu exact mais permettent d'identifier une demi-douzaine de sections consacrées à des sujets différents avec un style qui varie. Excepté pour la dernière section dont le contenu est entièrement textuel, presque toutes les pages contiennent au moins une illustration. Les sections et leur nom contemporain sont :
Texte
La partie « biologie » du manuscrit est dense avec des illustrations de femmes dans des bassins. Le texte est clairement écrit de gauche à droite, avec une marge à droite quelque peu inégale. Les sections les plus longues sont divisées en paragraphes avec parfois des « puces » dans la marge de gauche. Il n'y a aucun signe évident de ponctuation. Le ductus (l'ordre et la direction selon lesquels on trace les traits qui composent la lettre) est fluide ce qui laisse penser que le scribe comprenait ce qu'il écrivait au moment de la rédaction. Le manuscrit ne donne pas l'impression que les caractères ont été apposés un par un, caractéristique qui apparaît dans le cas d'un chiffrement compliqué. L'écriture n'est toutefois pas toujours soigneuse : par endroit, l'auteur doit resserrer les interlignes par manque de place. Ceci est particulièrement visible dans la partie « recettes » avec un texte ondulé qui dénote que le scribe n'était probablement pas un professionnel. Le texte comprend plus de 170 000 glyphes, normalement séparés les uns des autres par de fins interstices. La plupart de ces glyphes sont écrits avec un ou deux traits. Les experts restent divisés concernant l'alphabet utilisé car certains des glyphes sont similaires. On pense toutefois que l'alphabet du manuscrit de Voynich comprend entre 20 et 30 signes. Certains caractères inhabituels apparaissent ici et là, on en dénombre une douzaine de ce type. Des espacements plus larges divisent le texte en 35 000 mots environ, de taille variable. Il semble que le texte suit des règles phonétiques ou orthographiques : certains caractères doivent apparaître dans chaque mot (à l'instar des voyelles en français), certains caractères n'en suivent jamais d'autres, d'autres peuvent apparaître en double.
Certains mots n'apparaissent que dans des parties précises ou sur quelques pages, d'autres sont disséminés dans tout le manuscrit. Les répétitions au sein des légendes des figures sont rares. Dans la section « herbier », le premier mot de chaque page n'apparaît nulle part ailleurs, il pourrait donc s'agir du nom de la plante illustrée. Sur d'autres points, le langage du manuscrit de Voynich diffère sensiblement des langues européennes. Par exemple, il n'y a pratiquement aucun mot avec plus de 10 symboles, et presque aucun mot de moins de trois lettres. Les distributions des lettres à l'intérieur d'un mot sont atypiques pour l'Occident : certains caractères n'apparaissent qu'au début d'un mot, d'autres seulement au milieu, et d'autres seulement à la fin (sans que l'on puisse établir s'il s'agit de variantes positionnelles d'une même lettre, ou de lettres uniques n'existant qu'en certaines positions). Parmi les deux principales dérivations de l'alphabet phénicien, une disposition similaire se retrouve couramment dans l'alphabet araméen et ses dérivés (langues sémitiques) comme l'hébreu et l'arabe (certaines lettres y changent de dessin selon leur position dans le mot), mais jamais (avec l'exception en grec du Bêta et du Sigma) dans l'alphabet grec et ses dérivés (langues indo-européennes) comme le latin et le cyrillique. Le texte semble être plus redondant que la plupart des langues européennes, certains mots apparaissent parfois trois fois à la suite. Les mots qui se différencient par une seule lettre sont présents avec une fréquence inhabituelle. Histoire
Les illustrations de la partie « biologie » sont reliées par un réseau de tuyaux. Comme l'alphabet du manuscrit ne ressemble à aucun autre et que le texte est toujours indéchiffrable, les seuls signes reflétant son ancienneté et son origine sont les illustrations, spécialement les robes et les coiffures des personnages, ainsi que deux châteaux apparaissant dans les schémas. Ils sont caractéristiques du style européen et, se basant sur ce fait, les experts datent le livre sur une période comprise entre 1450 et 1520. Cette évaluation est confortée par des indices complémentaires. Le propriétaire officiel le plus ancien de ce manuscrit était un certain Georg Baresch, un alchimiste qui vivait à Prague au XVIIe siècle. Apparemment Baresch était lui aussi perplexe à propos de ce « Sphinx » qui a « pris de la place inutilement dans sa bibliothèque » pendant des années. Baresch apprit qu'Athanasius Kircher, un savant jésuite issu du collège romain, avait publié un dictionnaire copte (éthiopien) et déchiffrait les hiéroglyphes égyptiens. Il lui envoya une copie d'une partie du manuscrit à Rome par deux fois, demandant des indices. Sa lettre destinée à Kircher datant de 1639, qui a été retrouvée récemment par René Zandbergen, est la première allusion au manuscrit trouvée jusqu'alors. On ne sait pas si Kircher a répondu mais il semblerait qu'il s'intéressa assez au sujet pour tenter d'acquérir le livre, que Baresch refusa apparemment de montrer. Après la mort de Baresch, le manuscrit passa à son ami Jan Marek Marci (Johannes Marcus Marci), alors proviseur à l'Université Charles de Prague, qui envoya le livre à Kircher, son ami de longue date et correspondant. La lettre d'explication de Marci (1666) est encore jointe au manuscrit. La lettre prétend entre autres que le manuscrit fut, à l'origine, acheté pour 600 talers d’or par l'Empereur Rodolphe II qui pensait que l'ouvrage était le fruit du travail de Roger Bacon. On perd ensuite la trace du livre pendant 200 ans, mais selon toute vraisemblance il était conservé, comme le reste de la correspondance de Kircher, dans la bibliothèque du collège romain, actuelle université pontificale grégorienne. Il y resta probablement jusqu'à l'invasion de la ville par les troupes de Victor-Emmanuel II d'Italie, qui annexa les États pontificaux en 1870. Le nouveau gouvernement italien décida de confisquer beaucoup de biens de l'Église, notamment la bibliothèque du collège romain. D'après les recherches de Xavier Ceccaldi et d'autres, de nombreux livres avaient été transférés à la hâte juste avant ces événements dans les bibliothèques privées de ses facultés. Ces dernières avaient été exemptes des confiscations. Les lettres de Kircher étaient parmi ces livres et, apparemment, le manuscrit de Voynich aussi, vu qu'il portait encore l'ex-libris de Petrus Beckx, Supérieur général de la Compagnie de Jésus et proviseur de l'université en même temps. La bibliothèque privée de Beckx fut déménagée à la Villa Mondragone, Frascati, un grand palais près de Rome, acheté par la Compagnie de Jésus en 1866. Vers 1912, le collège romain décida de vendre, très discrètement, quelques uns de ses biens. Wilfrid Voynich acheta 30 manuscrits, parmi lesquels celui qui porte maintenant son nom. Après sa mort en 1931, sa veuve Ethel Lilian Voynich hérita du manuscrit. Elle mourut en 1960 et laissa le manuscrit à son amie proche, Mlle Anne Nill. En 1961, Anne Nill vendit le livre au marchand de livres anciens Hans P. Kraus. Incapable de trouver un acheteur, Kraus en fit don à l'université Yale en 1969. Hypothèses sur l'auteur du manuscritLa paternité du manuscrit de Voynich a fait l'objet d'un débat opposant les aspects historiques et les expertises scientifiques. quelque noms ont été proposés. On retiendra ici les plus populaires.
Hypothèses sur le contenu et le but du manuscritL'impression générale dégagée par le manuscrit suggère qu'il devait servir de pharmacopée ou de référence pour de la médecine médiévale. La présence d'étranges illustrations a alimenté les théories les plus folles au sujet des origines de l'ouvrage, son contenu et le but recherché par l'auteur. Il serait impossible de décrire ici l'ensemble des possibilités évoquées à ce sujet mais certaines méritent d'être mentionnées : HerbierPlantes représentéesLa première section du livre est visiblement consacrée au règne végétal avec des fiches comportant des illustrations de plantes. Seuls quelques spécimens ont été formellement identifiés malgré des recherches dans les autres herbiers de l'époque. Parmi les plantes les plus faciles à reconnaître, on trouve une pensée violette et une fougère. Ces schémas de la partie « biologie » du manuscrit sont des versions plus fines de ceux présents dans la partie « pharmacologie ». Les zones manquantes ont été comblées par une multitude de détails improbables. En fait, la plupart de ces plantes semblent être des hybrides : des racines d'une espèce connectées à la tige et les feuilles d'une autre et finalement des fleurs provenant d'une troisième espèce. TournesolsBrumbaugh pensait qu'une des illustrations représentait un Helianthus annuus, le tournesol que nous connaissons de nos jours et qui provenait d'Amérique. Cette indication permettrait de situer avec plus de précision la date à laquelle a été fabriqué le manuscrit. Mais la ressemblance avec la plante réelle est limitée, surtout si la figure est comparée avec des espèces sauvages. De plus, l'échelle de l'esquisse n'étant pas connue, il est difficile d'affirmer qu'il s'agit bien d'un tournesol et non pas d'une espèce similaire de la vaste famille des Asteraceae (l'artichaut, la marguerite ou encore les pissenlits) qui est présente partout dans le monde. Herbier astrologiqueLes considérations astrologiques ont souvent joué un grand rôle dans la cueillette des herbes, la saignée et d'autres procédures médicales répandues à l'époque supposée de la rédaction du texte (voir, par exemple, les livres de Nicholas Culpeper). Cependant, à part les signes zodiacaux évidents et un schéma semblant représenter les planètes, personne n'a encore été capable d'interpréter les illustrations au moyen des traditions astrologiques connues (européennes ou autres). Faux herbier de charlatanSergio Toresella, spécialiste italien des herbiers, a proposé que l'ouvrage serait une imitation de livre médical comprenant différentes sections (astrologie, botanique, balnéothérapie ...) et portant un texte volontairement mystérieux, utilisé par un charlatan pour impressionner sa clientèle. Il pense qu'il a été produit dans le Nord de l'Italie, peut-être la région de Venise. AlchimieComparaison avec les livres d'alchimieLes bassins et les tuyaux de la partie biologie semblent indiquer une relation avec l'alchimie, qui serait utile si le livre contenait des instructions concernant la préparation de composants médicaux. Cependant, les livres d'alchimie de cette période partagent le même langage pictural où les processus et matériaux sont représentés par des images spécifiques (aigle, crapaud, homme dans une tombe, couple au lit, etc.) ou des symboles textuels standards (cercle avec une croix, etc.). Aucun de ceux-ci n’apparaît de façon convaincante dans le manuscrit de Voynich. Élixir de longue vieLe manuscrit de Voynich pourrait être une recette médiévale pour créer la pierre philosophale, c’est-à-dire l'élixir de longue vie. Les liens alchimiques vulgaires (crapauds, aigle, etc.) n'ont pas de sens ici. Les représentations sont claires. Les fluides de jeunes vierges desquelles on récupère les « humeurs vitales », la concoction à base de plantes censées être mystérieuses, rares ou inconnues, et la position astrologique optimale concourent simultanément à la réussite de l'élixir de longue vie. Herbier alchimiqueSergio Toresella, expert en herbiers anciens, montra que le manuscrit de Voynich pouvait être un herbier alchimique qui n'aurait rien à voir avec l'alchimie mais serait un pseudo herbier illustré par des images inventées par un docteur charlatan pour impressionner ses clients. Apparemment, une petite industrie familiale existait à cette époque, produisant ce genre de littérature quelque part au nord de l'Italie. Néanmoins ces livres sont assez différents du manuscrit de Voynich dans le style et le format et sont rédigés en langage courant. Microscopes et télescopes
Ces trois pages extraites du manuscrit incluent un schéma qui semble de nature astronomique.
Un dessin circulaire dans la partie astronomique montre un objet de forme irrégulière avec des extensions courbées, dont certaines ont été interprétées comme des images de galaxie, visibles seulement à l'aide d'un télescope. D'autres dessins ont été interprétés comme représentant des cellules vues à travers un microscope. Cela suggérerait un travail plus moderne que les origines supposées du manuscrit ne pourraient le permettre. Cette ressemblance doit cependant être considérée avec une certaine circonspection : un examen attentif montre en effet que la partie centrale de cette « galaxie » ressemble plutôt à une flaque d'eau. a suivre...
Mercredi 04 Mars 20091 commentaire(s)
Certains admettent que, si notre terre est un lieu de passage, il doit y avoir des portes qui, à partir de notre monde, s'ouvrent sur l'inconnu et à partir d'autres aspects de l'univers sur notre terre. Les lieux où on peut soupçonner l'existence d'une porte induite se distinguent par les caractéristiques suivantes:
Un exemple frappant est dans la Caroline du Nord, à Chimney Rock. Toutes ces caractéristiques y sont réunies, et de nombreuses observations datent depuis 1800. On trouve également des portes induites dans le Sussex, dans la vallée du Mississipi, dans la vallée de l'Ohio, dans l'Arizona, en Sibérie, au Mexique, à l'île de Bréhat en Bretagne, à Delphes en Grèce, New Brunswick au Canada, aux Bermudes, aux îles de Pâques, l'île de Ponapé dans le Pacifique, le désert de Gobi... On peut se demander comment il se fait que des scientifiques ne se soient pas intéressés au mystère des portes induites. La réponse est qu'il y en a eu, mais qu'ils ont été très vite discrédités par une campagne de rumeurs soigneusement organisée. Le cas le plus frappant est celui du mathématicien allemand Zöllner, qui fit des travaux extrêmement intéressants de physique et de mathématiques, s'intéressa aux dimensions supérieures et aux replis de l'espace. Et plus récemment le professeur de recherche scientifique Jacques Bergier (qui à écrit un remarquable ouvrage sur ce sujet "Visa pour une autre terre"). Einstein a montré que l'espace n'est pas une catégorie métaphysique mais une grandeur physique.
Mercredi 04 Mars 2009Poster un commentaire
Les assassinats de John F. Kennedy et d'Abraham Lincoln ont souvent été à l'origine de comparaisons entre les deux présidents.
Mais une analyse quelque peu approfondie de ces "coïncidences" permet de les relativiser dans une large mesure. Petit tour de quelques-unes des affirmations les plus fréquentes:
Abraham Lincoln fut élu au Congrès en 1846.
John F. Kennedy fut élu au Congrès en 1946. Abraham Lincoln fut élu Président en 1860. John F. Kennedy fut élu Président en 1960. Les noms Lincoln et Kennedy sont composés chacun de 7 lettres. Les deux furent très attachés à la défense des droits de l’Homme. Les épouses des deux Présidents perdirent un fils alors qu’elles vivaient à la Maison Blanche. Les deux Présidents perdirent la vie un vendredi. Les deux Présidents furent tués d'une balle derrière la tête. La secrétaire de Lincoln s’appelait Kennedy. La secrétaire de Kennedy s’appelait Lincoln. Les deux Présidents furent assassinés par des "Sudistes". Les deux Présidents eurent pour successeurs des "Sudistes". Les deux successeurs s’appelaient Johnson. Andrew Johnson, qui succéda à Lincoln, est né en 1808. Lyndon Johnson, qui succéda à Kennedy, est né en 1908. John Wilkes Booth, qui assassina Lincoln, est né en 1839 . Lee Harvey Oswald, qui assassina Kennedy, est né en 1939. Les deux assassins étaient connus par leurs trois noms. Le total respectif des lettres de leurs trois noms comporte 15 lettres. Lincoln mourut dans un théatre appelé "Ford". Kennedy mourut dans une voiture appelée "Ford" Lincoln. John Wilkes Booth s’échappa d'un théatre et fut attrapé dans un entrepôt. Lee Harvey Oswald s’échappa d'un entrepôt et fut attrapé dans un théatre. Booth et Oswald furent les deux assassinés avant leur procès. Un mois avant d’être assassiné, Lincoln était en vacances à Monroe, au Maryland. Un mois avant d’être assassiné, Kennedy était en vacances avec Marilyn Monroe. source: JFK
Samedi 07 Mars 2009Poster un commentaire
Il existe un mystérieux cratère parfaitement circulaire et maintenant rempli d'eau. Situé aux confins du Québec à 1000 milles (2500 km) de toute ci-vilisation, dans ce territoire que l'on surnomme "la Terre de Caïn". Le cratère, cercle parfait de plus de deux milles (5 km) de diamètre, surmonté d'une falaise de 400 pieds (150 mètres) au-dessus du niveau de l'eau et dont l'inclinaison uniforme est de 33 degrés. La profondeur de ce lac artificiel a été évalué à 1350 pieds (400 mètres) de profondeur, l'eau y est d'une transparence sans égale puisqu'on peut y distinguer un objet plongé à quelques 120 pieds (40 mètres). Mystérieux, ce cratère l'est à plus d'un titre: contrairement à d'autres cratères comme le "Meteor" de l'Arizona, on n'a jamais pu trouver le moindre indice de matière météorique, ce qui exclurait la possibilité d'une chute de météore. Quant à la forme circulaire, il faudrait une chance inouïe pour qu'elle se produise dans un tel état de perfection comme celle de ce cratère. Le cratère du Nouveau-Québec est encore peu connu puisqu'il n'a été atteint qu'en 1950, mais il se révèle plein de surprises. Par exemple, on a pu détecter en bordure du cratère une anomalie magnétique. L'étrange est que l'anomalie est causée par une différence dans l'attraction magnétique de la terre à un endroit précis; or, cette anomalie ne peut être causée que par la présence d'une MATIÈRE ÉTRANGÈRE. Ce qui détruit l'hypothèse de la chute d'une météorite, c'est indéniablement l'absence de débris météoriques. Cependant, l'âge probable du cratère qui se situerait entre 25 à 50000 ans ne peut expliquer d'une certaine façon cette absence puisque, selon les experts, le bolide responsable du trou aurait eu 120 pieds (40 mètres) de diamètre et sa force d'impact égalait 200 bombes atomiques, ce qui le rend parent du bolide sibérien. Fait non moins étrange, les esquimaux de l'endroit prétendent que lors de tempêtes de neige, ils aperçoivent souvent des OVNis dont la lueur ressemble à celle d'un éclair de magnésium. Or, ce coin du territoire québécois se trouve lui aussi dans cette fameuse ouverture de la ceinture radio-active terrestre qui permettrait, comme à Baïkounour en Russie et au Cap Kennedy, le lancement de fusées. Troublant, n'est-ce pas? De plus, en aucun autre lieu ne se trouve une telle crevasse dans l'écorce terrestre, sauf comme je l'ai mentionné en Sibérie et en Amérique latine.
Tags associés : Mysterieux, cratere
Mercredi 18 Mars 2009Poster un commentaire
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